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 Le délainage

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MessageSujet: Le délainage   Jeu 31 Jan - 17:07

Crise du textile, hégémonie du délainage (1878-1900)

          Gaston Cormouls-Houlès (1839-1907) est le personnage emblématique d’une période qui vit l’apogée du textile mazamétain, ses succès à l’Exposition universelle de 1878, et le déclin de cette industrie traditionnelle, provoqué en partie par des causes spécifiques, mais aussi par la montée du délainage qui finit par occuper le premier rang dans les activités du bassin.


C’est à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878 que fut publié le Rapport sur l’industrie générale de Mazamet depuis son origine jusqu’à 1877 (Mazamet, imprimerie Victor Carayol, 1878. Publié sans nom d'auteur, ce texte pourrait avoir été écrit par Elisée Brenac, cadre de la maison Cormouls-Houlès, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1878). En tant que président de la Chambre consultative des Arts et Manufactures, Gaston Cormouls-Houlès organisa la présentation collective de la production textile de Mazamet, qui obtint le grand diplôme d’honneur. Je n’ai pas la possibilité ici d’insister sur la notion de « conscience de place » qui fait que des entreprises concurrentes ont aussi intérêt à développer des solidarités pour défendre ou renforcer la place industrielle, mais cette présentation collective de 1878 est un bon exemple à prendre en compte (Rémy Cazals, « En Languedoc lainier (1750-1950) : réflexion sur la conscience de place », dans Les solidarités, Le lien social dans tous ses états, sous la direction de Pierre Guillaume, Bordeaux, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, 2001, p. 153-169).

Mais la dépression économique mondiale des années 1870 se faisait sentir sur la vieille industrie. Les mots qui reviennent le plus souvent dans les rapports sont : incertitude, crainte, malaise, état languissant (13 M 1/26-30, situation industrielle du département, 1872-1878). Or, en même temps, la nouvelle activité qui consistait à acheter les peaux de moutons en Amérique du Sud, à séparer dans les usines de Mazamet la laine du cuir, et à revendre ces deux produits, le délainage donc, rapportait de beaux bénéfices. Les difficultés du textile détournaient les chefs d’entreprise vers le délainage beaucoup plus rémunérateur, et ce choix affaiblissait d’autant plus la fabrication textile.


Des grèves s’étant produites au cours des années 1887-1888, il fut de bonne guerre, pour le patronat et la presse locale aux mains des notables, de faire porter la responsabilité de la crise du textile au syndicalisme ouvrier et aux revendications. Et c’est Gaston Cormouls-Houlès lui-même, pourtant très en pointe dans la stratégie patronale anti-grève, qui écrivait à un correspondant de Montauban, en mars 1889 : « Nous avons cessé la fabrication, non à cause des quelques ennuis passagers que nous avons eus avec nos ouvriers, mais uniquement parce que l’industrie drapière n’était plus rémunératrice. Plusieurs maisons d’ici sont dans notre cas ; aussi les usines de la ville et des environs ont-elles subi une énorme dépréciation et il y en a plusieurs à vendre ou à louer » (104 J 15, lettre du 1er mars 1889. Analyse détaillée du mouvement social de 1887-1888 par Rémy Cazals dans Les révolutions industrielles à Mazamet 1750-1900, Paris, La Découverte-Maspero, et Toulouse, Privat, 1983, p. 184-192).

La maison Cormouls-Houlès père et fils, la plus importante de la place, était en train de basculer. Non sans hésitations : Gaston Cormouls-Houlès aurait souhaité que fût poursuivie « l’œuvre de nos vénérés prédécesseurs, Messieurs Houlès et Cormouls ». Mais, ajoutait-il, « notre industrie, jadis florissante et prospère, devient de jour en jour plus difficile et plus onéreuse ». « Aujourd’hui, sous peine de marcher à notre ruine, nous ne devons plus hésiter » (104 J 15, lettre du 21 novembre 1888). Car, de l’autre côté, il y avait les perspectives merveilleuses du délainage. Gaston Cormouls-Houlès avait fait le voyage de Buenos Aires en décembre 1887 et en était revenu plein d’enthousiasme. Une lettre à son fils, en avril 1889, évoque l’intérêt de reconvertir entièrement en délainages les usines de l’entreprise .

Au début des années 1890, le choix était fait, et les trois fils survivants de Ferdinand Cormouls-Houlès, Gaston, Eugène et Jules, ayant constitué des sociétés séparées, avaient abandonné le textile. La place occupée par les Cormouls-Houlès dans le bassin industriel était entièrement consacrée au délainage des peaux. Leurs usines les plus importantes étaient : le Moulin Haut au Pont-de-l’Arn pour Gaston ; Saint-Sauveur pour Eugène ; Montlédier, construite en 1900 au pied du château, pour Jules. Quant à la filature de Sluomroc, elle figurait dans le patrimoine de Gaston, mais elle était louée à un industriel resté fidèle au textile. Près du centre ville, les entrepôts des Casernes et de Lacapelle fournissaient les grands espaces de stockage de la laine, nécessaires pour attendre le moment des meilleurs cours pour la vendre


Dernière édition par ADMIN le Mar 5 Fév - 18:34, édité 3 fois
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MessageSujet: Le délainage   Mar 5 Fév - 16:32

Le délainage

Le délainage à Mazamet



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MessageSujet: Re: Le délainage   Mar 5 Fév - 17:15



1819

Les deux frères François et Pierre-Elie Houlès, précédemment employés chez Pierre Olombel père et fils, créent la maison « Houlès frères » à Mazamet.

Associés : Pierre-Elie Houlès et François Houlès, frères

1828

Les deux frères Houlès, « voulant donner au sieur Ferdinand Cormouls des témoignages de [leur] satisfaction pour la manière dont il a géré [leurs] affaires dans ses voyages », décident de l’intéresser aux bénéfices à hauteur d’1/6ème. Cet accord a lieu le 8 mars 1828 (mais il a effectivement commencé le 14 février) pour une durée d’un an. Ferdinand est dispensé de mise de fonds. Pierre-Elie Houlès est propriétaire des locaux de l’entreprise qu’il loue à la société.
 
Associés : Pierre-Elie Houlès, son frère François Houlès et Ferdinand Cormouls
 

1829

Le 15 février 1829, Ferdinand Cormouls fonde la société en nom collectif « Vène-Houlès Cormouls et Cie », avec Louis Victor Vène et pour 5 ans (jusqu’en février 1834). Ferdinand s’occupera plus particulièrement des voyages et du placement des marchandises tandis que Louis Victor Vène s’occupera des achats et des apprêts, sans que cette clause empêche l’un et l’autre d’en faire autrement. Louis Victor Vène cède au commerce la maison qu’il a affermée à M. Sabatié jeune, le grand magasin, la moitié du galetas, la moitié du hangar et l’étendage.
 
 

Associés : Ferdinand Cormouls et Louis Victor Vène, dit Vène-Houlès en raison de son mariage en 1828 avec Julie Houlès
 

1830

Séparation des frères François et Pierre-Elie Houlès

Mars 1834

Le 12 mars 1834, Pierre-Elie Houlès et son fils Eugène Houlès créent « verbalement » la société de commerce « Houlès père et fils » avec l’argent de M. Houlès père en mise de fonds. Eugène Houlès « n’apporta dans la société que son industrie ».
 
Associés : Pierre-Elie Houlès et son fils Eugène Houlès



Octobre 1834

Le 16 octobre 1834, les deux associés Ferdinand Cormouls et Louis Victor Vène signent un nouvel acte prolongeant la société « Vène-Houlès Cormouls et Compagnie » pour une durée de 4 ans à compter du 1er janvier 1835 (jusqu’au 1er janvier 1839). Ferdinand « s’engage à faire quatre mois de voyage par an pour le placement des marchandises ». Un article additionnel mentionne l’établissement de Saint-Sauveur qui appartient en particulier à chacun des associés.
Associés : Ferdinand Cormouls et Louis Victor Vène, dit Vène-Houlès en raison de son mariage en 1828 avec Julie Houlès


1835

Ferdinand Cormouls épouse Charlotte Louise Houlès, la fille de Pierre-Elie Houlès.

1837

Par acte du 17 novembre 1837, Louis Victor Vène et Ferdinand Cormouls vendent à Pierre-Elie Houlès la moitié de l’usine Saint-Sauveur « dont ils avaient la propriété en commun », pour 25 000 F en 10 annuités à partir du 1er janvier 1839, la possession et jouissance ayant lieu à partir du 1er janvier 1838.
Seul M. Vène a droit au prix de la vente, le nom de M. Cormouls est mentionné seulement « parce qu’il y a eu une société de commerce entre M. Vène et M. Cormouls » : la liquidation faite entre eux ne permet pas à Ferdinand Cormouls de percevoir le prix de la vente. Le document fait référence à une décision du tribunal civil de Castres du 6 décembre 1833 et engage P.-E. Houlès à surveiller « le paiement des créanciers qui ont une hypothèque privilégiée sur l’établissement ». Pierre-Elie Houlès devient « seul propriétaire de l’usine ».
Source : 104 J 169
Le 17 novembre 1837, Ferdinand Cormouls vend à Pierre-Elie Houlès un quart de l'ensemble des machines et métiers de filature ou d'apprêts de l'usine Saint Sauveur pour 40 000 F qu'il paiera en 4 annuités à partir du 1er janvier 1838.

1839

Le 11 octobre 1839 Pierre-Elie Houlès et son fils Eugène Houlès établissent par acte public passé devant Me Escande, notaire à Mazamet, la continuation de leur société contractée « verbalement » le 12 mars 1834 sous la raison « Houlès père et fils ». Aucune durée n’est mentionnée. L'usine de Saint-Sauveur appartient à Monsieur Houlès père.
Associés : Pierre-Elie Houlès et son fils Eugène Houlès



1841

Acte passé le 15 juillet devant Me Escande à Mazamet fixant à huit années la durée de la société de commerce en nom collectif « Houlès père et fils » établie entre Pierre-Elie Houlès et son fils Eugène Houlès le 11 octobre 1839 (jusqu’en 1847).

1846

Prolongation de la société « Houlès père et fils » devant Me Yver, notaire à Paris, le 11 novembre 1846. L’acte est publié dans le « Journal de Castres, industriel, agricole, littéraire et d'annonces » n°5, du 21 novembre 1846. Pierre-Elie Houlès et son fils Eugène « momentanément à Paris », continuent et prorogent pour sept ans à compter du 1er janvier 1847 (jusqu’en 1854) la société contractée entre eux le 12 mars 1834 et devant expirer le 1er janvier 1847. La société pratique la « vente en gros de diverses draperies de Mazamet et les fournitures de la guerre et de la marine ».
Associés : Pierre-Elie Houlès et son fils Eugène Houlès



1849

Eugène Houlès, le fils de Pierre-Elie Houlès, meurt le 21 février 1849, à Paris, à l’âge de 34 ans.
La société « Houlès père et fils » devient de fait la société « Houlès père et fils et Cormouls », mais elle n'est pas juridiquement constituée.

Vers 1850

Le « résumé de l’inventaire » fixé au 31 décembre 1850 et « dressé le 10 janvier 1851 qui a précédé le décès de Mr Houlès père arrivé le 9 septembre 1851 » concerne la maison de commerce « Houlès père et fils et Cormouls ». Le nom de Cormouls apparaît à côté de Houlès dans la dénomination de la société.
 
Associés : Pierre-Elie Houlès et Ferdinand Cormouls
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MessageSujet: Re: Le délainage   Mar 5 Fév - 17:29

Juillet 1851

Formation, le 13 juillet 1851, devant Me Combes, notaire à Castres, d'une société en commandite par actions, la « Filature de lin et de chanvre des Salvages » dont Eugène Guibal-Anneveaute est « gérant responsable les autres associés n'étant que de simples commanditaires ou bailleurs de fonds ». La société, créée pour 10 ans, est formée par Eugène Guibal-Anneveaute d'une part et Pierre-Elie Houlès « traitant pour sa maison de commerce Houlès père et fils et Cormouls », Louis Victorin Vène, Hugues Henri Anacharsis Cumenge, Louis Nairac et Pierre-Antoine Fourgassié « pour & au nom de sa maison de commerce Jacques et Antoine Fourgassié frères » d’autre part. Pierre-Elie Houlès est le plus gros actionnaire de cette société, qui file le lin, le chanvre et la laine et réalise aussi les apprêts de la laine.
Cette filature est vendue, le même jour à Pierre-Elie Houlès, « traitant pour sa maison de commerce Houlès père et fils et Cormouls », à Pierre-Antoine Fourgassié « pour sa maison de commerce Jacques et Antoine Fourgassié frères » et à Victor Fabré par Eugène Guibal-Anneveaute, négociant, et Armand Guibal, avocat, agissant comme anciens gérants de la société dite Filature de lin et de chanvre des Salvages. L'acte est passé chez Me Combes, notaire à Castres.
C’est dans cet acte qu’apparaît pour la première fois officiellement le nom de la société « Houlès père et fils et Cormouls ».
Associés : Eugène Guibal-Anneveaute, Pierre-Elie Houlès, Louis Victorin Vène, Hugues Henri Anacharsis Cumenge, Louis Nairac et Pierre-Antoine Fourgassié



Septembre 1851

Pierre-Elie Houlès meurt le 9 septembre 1851 à Mazamet, à l’âge de 61 ans.
Ses héritiers sont (acte de succession passé le 4 mars 1852 chez Me Maraval, à Mazamet) :
- sa femme Jeanne Lydie Olombel ;
- sa belle fille Irma Vidal veuve d’Eugène Houlès et leur fille mineure Louise Houlès, née en 1844 ;
- sa fille Charlotte Louise Houlès épouse de Ferdinand Cormouls.
Eugène Houlès étant décédé en 1849 et Pierre-Elie Houlès en 1851, Ferdinand Cormouls se retrouve, de fait, seul à la tête de la société « Houlès père et fils et Cormouls », sans que ses droits sur la société soient juridiquement établis. Cette situation a généré des difficultés juridiques pour l'établissement des droits de Ferdinand Cormouls sur la société de son beau-père.
Associés : Ferdinand Cormouls



1852

Les sociétés « Houlès père et fils » et « Houlès père et fils et Cormouls » sont dissoutes par les décès successifs d'Eugène Houlès et de Pierre-Elie Houlès. Par suite de la transaction intervenue, aux formes légales, devant Me Maraval, notaire à Mazamet, le 13 janvier 1852, Ferdinand Cormouls « demeure seul gérant, administrateur et signataire dans les affaires qu'il entend continuer sous la même raison Houlès père et fils et Cormouls qu'il se croit obligé de conserver par reconnaissance et pour l'honneur des fondateurs des sociétés préexistantes ».
 
Associés : Ferdinand Cormouls


Février 1860

Par décret impérial du 11 février 1860, publié au Bulletin des Lois n°780 du 26 mars 1860, Ferdinand Cormouls et ses quatre enfants, Edouard, Gaston, Eugène et Jules, peuvent ajouter Houlès à leur nom. Leur patronyme devient donc Cormouls-Houlès à l’expiration du délai de recours d’une année à compter de l’insertion au Bulletin des lois.

Juillet 1860

Acte de la société « Houlès père et fils et Cormouls » passé devant Me Léopold Escande le 4 juillet 1860. La société est constituée pour 4 ans et six mois [jusqu’en décembre 1864 environ].
Associés : Ferdinand Cormouls-Houlès et ses deux fils Edouard et Gaston Cormouls-Houlès



1864

Acte de la société « Cormouls-Houlès père et fils » passé devant Me Léopold Escande le 14 avril (ou juillet ?) 1864. La société est constituée pour une durée de 10 ans à compter de janvier 1864 (jusqu’en 1873).
 
Associés : Ferdinand Cormouls-Houlès et ses deux fils Edouard et Gaston Cormouls-Houlès



1870

Edouard Cormouls-Houlès, le fils aîné de Ferdinand Cormouls-Houlès, meurt le 5 mars 1870 à Mazamet, à l’âge de 33 ans.

1871

Simon Ferdinand Cormouls-Houlès meurt le 27 octobre 1871, à l’âge de 69 ans.

1872

Ferdinand laisse ses biens à ses trois fils Gaston, Eugène et Jules qui ont alors respectivement 32, 29 et 20 ans, ainsi qu’à son épouse Charlotte Louise Houlès. Le partage des biens de la succession se fait devant Me Escande, notaire à Mazamet, le 16 mai 1872. La part de chacun des trois frères est estimée à 610 000 F :
- Gaston, reçoit l’essentiel des bâtiments de la fabrique : le bâtiment des Casernes, dont une partie lui sert déjà de résidence ; le « grand magasin des laines » c’est-à-dire un entrepôt pour les laines lavées et en suint situé sur le canal de la Nogarède et attenant à l’usine ; le bâtiment du « calorifère » servant à la dessication des laines ; le bâtiment occupé par le café du Grand balcon en rez-de-chaussée ; l’usine de Sluomroc avec sa turbine, son parc et la maison du gardien.
- Eugène reçoit l’étendoir des laines.
- Jules reçoit l’usine à gaz avec tout le matériel qui sert à son exploitation. Cette usine est située à Mazamet au lieu dit « moulin bas » entre l’Arnette d’un côté et le canal de la Nogarède.

1873

Acte de la société « Cormouls-Houlès père et fils » passé le 22 janvier 1873 devant Me Escande, notaire à Mazamet. La société est constituée pour 10 ans à partir du 1er janvier 1873 (jusqu’en 1882).
Associés : les 3 fils de Ferdinand Cormouls-Houlès, Gaston, Eugène et Jules, et leur mère Charlotte Louise Houlès.



1877

Charlotte Louise Houlès, fille de Pierre-Elie Houlès et veuve de Ferdinand meurt le 3 octobre 1877 à Mazamet, à l’âge de 60 ans.

1883

Acte de la société « Cormouls-Houlès père et fils » passé le 20 mars 1883 devant Me Escande, notaire à Mazamet, pour 10 ans à compter du 1er janvier 1883 jusqu’au 31 décembre 1892. Gaston, « principal chef », détient 50 % des biens et ses frères Eugène et Jules possèdent 25 % chacun. Ferdinand, le fils aîné de Gaston alors âgé de 21 ans, sera associé quand son père le voudra mais il n’aura pas la signature. Seuls Gaston et Jules ont la signature sociale.
Associés : les trois frères Gaston, Eugène et Jules Cormouls-Houlès



1884

Le 18 août 1884, Ferdinand Cormouls-Houlès, le fils de Gaston, entre dans la société « Cormouls-Houlès père et fils » comme il avait été prévu 18 mois plus tôt lors de la création de la société. Ferdinand a la signature sociale. La société est prorogée pour 10 ans à partir du 1er janvier 1887 et prendra donc fin le 31 décembre 1896.
Associés : Gaston, Eugène et Jules Cormouls-Houlès et Ferdinand, le fils de Gaston



1885

Le 27 mai 1885 a lieu au Tribunal de première instance de Castres une vente par licitation des biens de M. Adrien Gau, filateur, en 6 lots. Il s’agit d’une usine à Pont de Larn avec ses machines et étendoir, une maison de maître, trois prés et un moulin, jouxtant les propriétés de Jules Cormouls-Houlès. De fait Jules Cormouls-Houlès se porte acquéreur d’un terrain (lot 4), tandis que les lots 1, 2 et 6 sont achetés par Me Bernard, avoué, qui semble travailler pour le compte de la société « Cormouls-Houlès père et fils ».
Associés : Gaston, Eugène et Jules Cormouls-Houlès et Ferdinand, le fils de Gaston



1890

Jules Cormouls-Houlès et son neveu Ferdinand Cormouls-Houlès (fils de son frère Gaston) sont actionnaires pour 28 actions chacun de la société anonyme « Belle-Rive ».

Août 1891

Jules se retire de la société « Cormouls-Houlès père et fils » le 31 août 1891, en vertu de l’article 12 de l’acte de société. Ses frères Gaston et Eugène ainsi que son neveu Ferdinand acceptent sa décision en lui exprimant « tout le profond regret que leur cause sa détermination ». Par acte notarié du 16 septembre 1891, passé devant Me Escande, les quatre anciens associés précisent les modalités du retrait de Jules. La société continue sous le même nom avec Gaston, Eugène et Ferdinand.
Associés : Gaston et Eugène Cormouls-Houlès et Ferdinand, le fils de Gaston



Septembre 1891

Gaston, Eugène et Jules font cession à Ferdinand de leurs droits sur les immeubles dont la maison Cormouls-Houlès s’était rendue adjudicataire lors du jugement de Castres du 27 mai 1885 (vente par licitation des biens de M. Gau). L’acte est passé le 29 septembre 1891 chez Me Escande.
 
 
Associés : Gaston et Eugène Cormouls-Houlès et Ferdinand, le fils de Gaston



1893

Le 24 décembre 1893, Gaston et son fils Ferdinand créent une nouvelle société dénommée « Gaston Cormouls-Houlès père et fils », par acte notarié passé chez Me Escande. La société est créée pour 10 ans, du 1er janvier 1894 au 31 décembre 1903.
Un avis imprimé, daté du 31 décembre 1893, est diffusé par Gaston Cormouls-Houlès annonçant la création de la nouvelle société « G. Cormouls-Houlès père et fils ». Cet avis stipule que « Gaston Cormouls-Houlès et son fils Monsieur Ferdinand Cormouls-Houlès prennent la suite des affaires de l’ancienne maison Cormouls-Houlès Père et Fils » et qu’ « Eugène Cormouls-Houlès continue les affaires sous son nom personnel, avec le concours de son fils Monsieur Edouard Cormouls-Houlès ».
Associés : Gaston Cormouls-Houlès et son fils Ferdinand



1895

Eugène Cormouls-Houlès meurt le 31 mai 1895 à Mazamet, à l’âge de 53 ans.
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MessageSujet: Re: Le délainage   Mar 5 Fév - 17:39

1900



Jules Cormouls-Houlès assure l’usine de Montlédier en cours de construction.

1901

Jules Cormouls-Houlès démarre l'exploitation à l’usine de Montlédier en mars 1901.



1904


Le 23 mars, par acte passé chez Me Siret, notaire, Gaston Cormouls-Houlès et son fils Ferdinand prolongent la société « Gaston Cormouls-Houlès père et fils » pour 10 ans, jusqu’à la fin de l’année 1913.
Associés : Gaston Cormouls-Houlès et son fils Ferdinand



1906

Gaston Cormouls-Houlès meurt le 30 mai 1907 à Mazamet, à l’âge de 68 ans.
La société continue avec Ferdinand Cormouls-Houlès, seul administrateur de la société, ainsi que prévu dans l’acte de société de 1893.
Associés : Ferdinand Cormouls-Houlès, fils de Gaston Cormouls-Houlès

Novembre 1911

Un acte du 9 décembre 1911 passé chez Me Siret et enregistré le 14 décembre 1911 a pour objet de donner authenticité à l’acte sous seing privé du 15 février 1906, par lequel Jules et Gaston formaient la société « Jules Cormouls-Houlès et fils ».
Associés : Jules Cormouls-Houlès et son fils Gaston

1915

Ferdinand Cormouls-Houlès meurt le 28 décembre 1915 à Mazamet, à l’âge de 53 ans.
La société « G. Cormouls-Houlès père et fils » continue jusqu’à son terme comme prévu dans l’acte de société du 29 novembre 1911 (art. 15).
Associés : Charles Cormouls-Houlès et Pierre Nègre.

Janvier 1916

Par acte sous seing privé devant Me Siret notaire, enregistré le 19 janvier 1916, Jules Cormouls-Houlès et son fils Gaston prolongent leur société « Jules Cormouls-Houlès et fils » pour 10 ans, jusqu’en 1926.
 
Associés : Jules Cormouls-Houlès et son fils Gaston

Mars 1916

Par acte passé devant Me Siret, notaire, le 7 mars 1916, Charles Cormouls-Houlès et son beau-frère Pierre Nègre prolongent, comme prévu dans l’acte de société (art. 15), la société « G. Cormouls-Houlès père et fils ».
Associés : Charles Cormouls-Houlès et Pierre Nègre.



1918

Pierre Nègre meurt le 18 octobre 1918.

1920

Jules Cormouls-Houlès meurt le 4 octobre 1920 à l’âge de 69 ans.
La société est en liquidation suite au décès de Jules Cormouls-Houlès.

1923


La société « G. Cormouls-Houlès père et fils » devient la « Société anonyme G. Cormouls-Houlès père et fils », constituée pour cinquante ans. Le principal actionnaire de la société est Charles Cormouls-Houlès, le fils de Ferdinand, qui détient 4700 des 5000 actions de 1000 F. Les statuts sont déposés chez Me Siret, le 4 juillet 1923.
Actionnaire : Charles Cormouls-Houlès, fils de Ferdinand
Source : 80 J 1
C’est aussi l’année de la création de la « Maison Jules Cormouls-Houlès et fils (société anonyme) », constituée pour cinquante ans. Le principal actionnaire de la société est Gaston Cormouls-Houlès, le fils de Jules, qui détient 310 des 500 actions de 5000 F. Les statuts sont également déposés chez Me Siret le 4 juillet 1923.
Actionnaire : Gaston Cormouls-Houlès, fils de Jules




1938

Edouard Alfred Cormouls-Houlès, fils d’Eugène Cormouls-Houlès, meurt le 14 mars 1938 à Mazamet, à l’âge de 66 ans. A son décès, il possède encore l’usine dite de Saint-Sauveur, servant au délainage des peaux de mouton et lui venant de son père Eugène.

Janvier 1942


Gaston Cormouls-Houlès, fils de Jules, meurt le 28 janvier 1942 à Mazamet, à l’âge de 66 ans.
A cette date il possède notamment 371 actions de la Maison Jules Cormouls-Houlès et fils SA, 50 de la SA G. Cormouls-Houlès père et fils, et le château de Montlédier.

Décembre 1942


La « Maison Jules Cormouls-Houlès et fils (société anonyme) » devient une SARL.
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MessageSujet: Re: Le délainage   Mar 5 Fév - 18:08


La technique industrielle

La matière première demeure le mouton .
Délainer c'est séparer la toison du cuir pour récupérer la laine qui devient alors « une laine de peau » ou laine de Mazamet par opposition à « laine de tonte » ou laine mère obtenue sur l'animal vivant.
Préalablement stockées dans des entrepôts de l'usine ,les peaux vont connaitre un cycle bien déterminé:
Le trempage » pour les« reverdir »
Le sabrage pour les nettoyer
L'étuvage qui entraine l'« échauffe », et facilite l'arrachage du poil, le pelage manuel ou mécanique,



le classement de la laine et du « cuirot » , et pour terminer la sèche naturelle ou artificielle .
La technique du délainage comme on peut le voir est relativement simple et les installations industrielles sont sommaires.
L'usine du délainage constitue un ensemble imposant en bordure d'un cours d'eau .
Les usines sont rassemblées dans un espace de 25 km de long et 5 km de large correspondant à la moyenne vallée du THORÉ et à la haute Arnette .
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MessageSujet: Re: Le délainage   

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