Que faire devant les dangers actuels

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    Centenaire de la bataille de Verdun : le lieutenant-colonel Driant

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    callo
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    Date d'inscription : 09/03/2010

    Centenaire de la bataille de Verdun : le lieutenant-colonel Driant

    Message par callo le Lun 22 Fév - 14:35

    Centenaire de la bataille de Verdun : le lieutenant-colonel Driant


      21 février 2016


    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]En ce centenaire de la bataille de Verdun, les "Chemins de mémoire" du Ministère de la Défense mettent à l'honneur le lieutenant-colonel Emile Driant, officier catholique (stoppé dans son avancement par l'Affaire des Fiches) tombé au Bois des Caures, dans le secteur de Verdun, le 22 février 2016, après deux jours d'une résistance héroïque au feu de l'ennemi, deux jours qui ont permis à Verdun de ne pas tomber.
    "En février 1916, le secteur du Bois des Caures est occupé depuis novembre 1915 par le groupe de Chasseurs du Lieutenant-colonel Driant. Le groupe comprend le 56ème B.C.P. (Capitaine Vincent) et le 59ème B.C.P. (Commandant Renouard). Depuis plusieurs semaines, les deux bataillons, alternativement en ligne, ont renforcé leurs positions et aménagé leurs défenses, sous l'impulsion de Driant qui pressent une attaque imminente. Le 21 février 1916, à 7 heures du matin, le premier obus tombe sur le bois et Driant, sachant que l'heure du sacrifice a sonné, parait au milieu de ses chasseurs qu'il ne quittera plus. Le bombardement devient si dense que tout le terrain semble miné. Dès 10 heures, le bois est impraticable, c'est un vrai chaos. A 17 heures, le bombardement cesse brusquement, puis le tir reprend, mais très allongé, c'est l'attaque rapide, souvent même la lutte au corps à corps. Malgré des actes d'héroïsme extraordinaires, quelques tranchées sont prises. Le soir venu, l'ennemi est maître d'une partie des premières lignes. Mais les chasseurs de la compagnie Robin contre-attaquent dans la nuit glacée, reprennent leurs tranchées et sèment la panique parmis les Allemands, persuadés que les Chasseurs sont tous hors de combat. Vers minuit, le Colonel Driant parcourt tout le secteur, va à l'extrême pointe des tranchées et encourage tous ces hommes.
    Le 22 février au matin, si les Chasseurs ont reconquis les tranchées de première ligne perdues la veille, partout ils sont à portée de grenade de l'ennemi. Dès 7 heures, un bombardement aussi formidable que celui du matin précédent, reprend. A midi, la canonnade cesse. Les Chasseurs survivants bondissent à leurs postes de combat. Leur Colonel est au milieu d'eux, il prend un fusil et fait le coup de feu. Le Bois des Caures n'existe plus comme couvert. Les masses ennemies l'encadrent. Trois compagnies de première ligne meurent à leurs postes, submergées par deux régiments. La compagnie Seguin fait merveille. On se bat à la grenade tant qu'il y en a, puis à coup de pierres, à coup de crosses.
    A13 heures, nouvelle attaque. Toujours un fusil à la main, Driant est sur le dessus de son poste de commandement, au milieu de ses agents de liaison. Il est d'excellente humeur. Tireur d'élite, il annonce le résultat des coups, les fautes de pointage. La compagnie SIMON contre-attaque et fait même des prisonniers.
    A 16 heures, il ne reste plus qu'environ 80 hommes autour du Colonel Driant, du Comandant Renouard et du Capitaine Vincent. Tout à coup, des obus viennent de l'arrière. Le Bois des Caures est donc tourné. C'est la fin.
    Dans le but de combattre encore ailleurs et de ne pas être fait prisonnier, Driant décide de se retirer en arrière du bois. Trois groupes s'organisent Le groupe du Colonel comprend la liaison et les télégraphistes. Chacun s'efforce de sauter de trou d'obus en trou d'obus, cependant qu'une pièce allemande de 77 tires sans arrêt. Le Colonel marche calmement, le dernier, sa canne à la main. Il vient de faire un pansement provisoire à un chasseur blessé, dans un trou d'obus, et il continue seul sa progression, lorsque plusieurs balles l'atteignent : "Oh là ! Mon Dieu" s'écrie-t-il. Le député de Nancy s'abat face à l'ennemi, sur cette parcelle de terre lorraine. Des 1200 chasseurs de Driant contre lesquels se sont acharnées les divisions du XVIIIème corps d'Armée allemand, une centaine seulement sont sauvés. Le Krönprinz s'attendait à une résistance de quelques heures. Cet arrêt imprévu de deux jours permet aux réserves d'arriver. Verdun ne tombera pas. Cette plaque commémorative a été offerte par les Saint-Cyriens de la promotion "Lieutenant Colonel Driant " [1965-1967 – NDMB] à l'occasion du 20ème anniversaire de leur baptême et du 70ème anniversaire de la mort de leur parrain."
    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Devoir de mémoire.
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    callo
    Admin

    Date d'inscription : 09/03/2010

    Re: Centenaire de la bataille de Verdun : le lieutenant-colonel Driant

    Message par callo le Lun 22 Fév - 14:42


    le lieutenant-colonel Driant



    "Chemins de mémoire" du Ministère de la Défense mettent à l'honneur le lieutenant-colonel Emile Driant, officier catholique (stoppé dans son avancement par l'Affaire des Fiches) tombé au Bois des Caures, dans le secteur de Verdun, le 22 février 2016, après deux jours d'une résistance héroïque au feu de l'ennemi, deux jours qui ont permis à Verdun de ne pas tomber.


    L'AFFAIRE des FICHES
    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

     [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] Tout le monde connaît l’Affaire Dreyfus, du nom de cet officier israélite accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne et qui, suite à une campagne de presse virulente lancée par de puissants financiers liés à lui par liens de sang, sera blanchi bien que des doutes sérieux planent sur son innocence (voir Le Libre Arverne n°10).

    Mais jamais la propagande du régime ne rappelle ce qui a été une affaire bien plus grave car ayant brisé la vie de familles entières : l’Affaire des Fiches.
    Sous la tyrannie anti-chrétienne de la IIIe République, des centaines d’officiers ont été chassés de l’armée, bloqués dans leur avancement, parfois réduits à la misère la plus noire pour le seul crime d’être catholique ou d’avoir une femme se rendant à la messe…
    Et pour étouffer ses manigances, le gouvernement maçon et laïcard ira jusqu’à tuer à deux reprises pour faire définitivement taire ceux qui avaient révélé la vérité. Comme dans toutes les affaires de fuite, c’est la rancœur d’un homme, en l’occurrence un haut dignitaire maçonnique, qui va précipiter l’affaire.
    Furieux de s’être vu refuser une promotion interne à la Secte à laquelle il estimait avoir droit, Jean-Baptiste Bidegain, ancien catholique renégat, va prendre contact avec un député nationaliste, Gabriel Syveton.
    Prêt à assouvir sa vengeance contre ses F\, il va remettre à l’élu les fameuses fiches qu’il a été dérober dans les coffres de la mafia à peau de goret.

     [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] La nature des documents est saisissante. Il s’agit de véritables fiches de délation qui, au mépris de leur « déclaration des droits de l’homme » visaient à persécuter les gens en fonction de leurs opinions politiques et de leurs convictions religieuses, rédigées généralement en des termes orduriers.
    Les motifs d’exclusion des promotions sont ahurissants : une femme qui va à la messe, un officier qui assiste à la première communion de son fils, des enfants scolarisés chez les jésuites voire même une vocation dans la famille et adieu la promotion…

    Quand il n’y a pas de « preuves » du supposé non-laïcisme de l’accusé , on salit sa vie privée par des ragots d’autant moins vérifiés qu’ils sont faux : joueur, pédophile, prévaricateur, les délateurs maçons ne manquent pas de qualificatifs pour attribuer aux autres leurs propres turpitudes.

    Autre système typiquement républicain pour museler l’adversaire, la fameuse notion de « trouble à l’ordre public » qui peut tout aussi bien interdire aux prêtres de porter la soutane dans la rue, une librairie nationaliste d’ouvrir ses portes, un historien dissident d’enseigner ou, dans le cas présent, un officier catholique d’être promu.

    C’est le 4 novembre 1904 et les jours qui vont suivre que le scandale va véritablement exploser. Syveton gifla le général André, ministre de la Guerre à l’origine de l’affaire et protégé du sinistre général de Galliffet, en pleine Chambre des Députés.
    Quelques jours plus tôt, le 28 octobre, Jean Guyot de Villeneuve avait interpellé André à la tribune et lu publiquement plusieurs de ces fiches.
    Immédiatement, le triangle de détresse fut effectué au sein du Parlement et le gouvernement nia dans un premier temps avoir eu connaissance de ces agissements, mais, devant l’abondance des preuves, promit de faire cesser ces pratiques.

    Aux abois, les spadassins du régime utilisèrent leur arme secrète : la propre femme de Syveton qui assassina son mari le 8 décembre 1904 et maquilla le meurtre en suicide,[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] au moment même où ce dernier allait se rendre une nouvelle fois à la Chambre pour porter l’estocade au gouvernement.

    Le régime avait paré le coup avec ses méthodes habituelles…

     [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] Il est intéressant de comparer les évolutions des différents protagonistes de l’affaire. Dans le camp des délateurs, le général Percin livra Lille aux Allemands en 1914, le capitaine Mollin disparut en Afrique, le colonel Valabrègue sera limogé par Joffre en 1915, pareil pour le commandant Bernard qui fit preuve de son incompétence à Ypres, le lieutenant-colonel Sarrail échoua lamentablement dans l’Argonne et fut privé de tout commandement en 1917, le capitaine Humbert sera arrêté pour haute trahison en 1918 et acquitté à la minorité de faveur en 1919…
    Bidegain se suicida en 1926. De l’autre côté, Guyot de Villeneuve fut assassiné en 1907 par un infirmier F\…
    La plupart des officiers protégés par les maçons se révélèrent tellement nuls que Joffre, pourtant F\ lui aussi, les limogea fin 1914 et promut les officiers catholiques cassés par le régime.
    En quelques mois, ces derniers montrèrent de telles qualités dont on avait privé la patrie qu’ils grimpèrent la hiérarchie en un temps record : 14 des 19 officiers qui, de août à décembre 1914 furent promus deux fois, avaient été cassés par le général André.
    Parmi eux, Pétain, de Maud’hui, d’Urbal, de Mitry, Cadoudal, Fayolle… Tous firent une guerre des plus glorieuses !

     [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] De très nombreux enseignements sont à tirer de cette Affaire des Fiches. Le premier est que la République nous considère comme des sous-hommes.

    Comme pour tous les crimes de la Gueuse contre les catholiques, la réponse a été la même : c’est regrettable, on ne le refera plus.
    Pas un pardon, pas un travail de mémoire, pas la moindre indemnisation.
    Pire, le système des Fiches continua jusqu’en 1912 au moins et reprit ensuite après-guerre jusqu’en 1940.

    Mais cette fois, la France ne s’en releva pas. Le second, est que toute négociation avec la République, sous quelque forme que ce soit, est à proscrire.
    Il faut avoir à l’esprit que tout combat contre la gueuse est un combat à mort.
    Son attitude lors de l’Affaire des Fiches est symptomatique.
    Elle a joué le pourrissement de la situation, endormi les catholiques avec de fausses promesses qu’elle n’a évidemment jamais tenues, comme par exemple réintégrer dans le grade qu’ils méritaient les officiers discriminés.
    Il ne faut jamais, sous aucun prétexte, négocier avec les partisans de la République.

    Ils nous ont toujours trahis, n’ont jamais, à aucun moment, respecté la parole donnée, que ce soit à Quiberon, lors de l’affaire des Fiches, en 1919, lors de l’affaire du Grand Bornand et quelques autres encore.
    A méditer pour l’avenir. Quand ils nous tendent la main, c’est qu’ils sont aux abois et que l’autre main dissimule un poignard.

    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]des-fiches.html


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