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 Le charbonnier

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gallo
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gallo

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MessageSujet: Le charbonnier   Mar 12 Fév - 20:48

CARBOUNIERO -Le charbonnier

Avoir la foi du charbonnier
Avoir une conviction absolue, inébranlable et naïve.

Quand on sait que les charbonniers (ceux qui livraient dans les villes, pas ceux qui fabriquaient dans les bois), à l'époque où ils existaient encore, étaient très souvent des piliers de bar, on ne peut souhaiter à personne d'avoir le foie du charbonnier, car pour lui, la vie n'était pas si rose.

Fleury de Bellingen, grammairien du XVIIe siècle, explique l'origine de l'expression par l'extrait d'un conte que voici :

« Le Diable un jour demanda à un malheureux charbonnier :
- Que crois-tu ?
Le pauvre hère répondit :
- Toujours je crois ce que l'Église croit.
Le diable insista :
- Mais à quoi l'Église croit-elle ?
L'homme répondit :
- Elle croit ce que je crois.
Le Diable eu beau insister, il n'en tira guère plus et se retira confus devant l'entêtement du charbonnier »

Autant dire que le 'charboniais' de ce conte ne fonde sa foi sur aucun argument théologique ou philosophique. Il croit ce que l'Église lui dit, sans même savoir vraiment de quoi il s'agit, être capable de l'expliquer et de le défendre.

Georges Brassens l'a bien cité dans "le mécréant" :
« J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon charbonnier
Qu'est heureux comme un pape et con comme un panier. »

Bon c'est pas très sympa ceci ,il avait trop à faire pour avoir le temps de penser , disons qu'il n'avait pas envie de se compliquer l'esprit , d'autres seraient bien venus de l'imiter au lieu de se prendre pour des érudits ....
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gallo
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MessageSujet: Re: Le charbonnier   Mar 12 Fév - 21:08


.La fabrication du charbon de bois
Dès l'aube de l'humanité, l'homme ayant maîtrisé le feu, il a très vite observé les caractéristiques de la carbonisation du bois. Dès l'Antiquité, le charbonnier savait qu'il fallait chauffer le bois à une certaine température, pas trop élevée, et en évitant de l'enflammer, car sinon il en résulte des cendres ou un mauvais charbon de bois. Celui-ci s'obtenait en empilant du bois en un tas recouvert d'une couche d'argile, que l'on enflammait. Une partie du bois étant consumée en consommant tout l'oxygène, la chaleur produite transformant le reste du bois en charbon.
Parfois,à la place d'une meule on effectuait la combustion dans une fosse.

Qu'avaient observé les premiers hommes?. Tout d'abord qu'en carbonisant le bois on obtenait une matière très utile: le goudron. Ils avaient également noté le pouvoir calorifique du charbon de bois.
Ils avaient compris, sans forcément se l'expliquer, que la différence entre le fait de brûler du bois ou le carboniser résidait dans la présence ou l'absence d'air, plus précisément d'oxygène. C'est pourquoi ils creusaient des fosses dans le sol et y plaçaient le bois à carboniser.

Plus tard, au moment de la révolution industrielle, les charbonniers édifièrent des meules, qui poussèrent comme des champignons dans le Jura et les Pré alpes. En effet les nouveaux besoins en énergie étaient grands, le charbon indigène trop rare pour être bon marché et les moyens de communication inadaptés au transport de la houille. Produit en forêt, le charbon de bois avait notamment pour avantage sur le bois, de représenter, à valeur énergétique égale, un volume et un poids infiniment inférieurs.
Le 19ème siècle devait constituer le maximum de son développement et de son utilisation
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gallo
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MessageSujet: Re: Le charbonnier   Mar 12 Fév - 21:19

La technique des meules au XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, l'Encyclopédie  décrit la technique des meules, procédé comprenant cinq opérations : le dressage des bûches et rondins, l'habillement, l'allumage, la cuisson et le défournement.Pendant   que   tous   les   gens   des   bois   s'affairent,   le   charbonnier   se   rend   dans   ses   coupes.   Il   y   taille   des charbonnettes de 0,66 m à 1 m de long et de 0,30 m de tour. Les billes de dimension supérieure sont refendues.Il les empile en tas, appelés cordes, dans un coin abrité de la forêt afin qu'elles sèchent.


Au XIXe siècle, la corde contient, suivant l'usage, 1 stère, 1,50 stère, 2 stères, 2,74 stères, 3 stères, 3,50 stères et même plus. En mars, quand les autres métiers quittent la forêt, le charbonnier construit une loge, sorte de hutte, qui va l'abriter jusqu'à la mi-novembre.Il   installe   aussi   sa première meule à l'abri du vent,   sur   un   sol   ni   trop pierreux,   ni   trop   humide.Avec   une   pioche   et   une pelle,   il   prépare   l'aire   de travail   en   aplanissant   la surface. Puis il amène les rondins à l'aide d'une large brouette.   Pour   réaliser   la meule, il étale ensuite une couche de copeaux sur la place   à   "fourneau",   puis dresse   un   piquet   en   son centre. Du bois sec, facile à   enflammer,   est   disposé au   pied   de   celui-ci.
 Le charbonnier   place   les premières   charbonnettes en   triangle   autour   du piquet   pour   former   la cheminée, puis il pose les autres verticalement en rangs concentriques sur deux étages. La meule mesure environ 4,5 m de diamètre et 1,5m de haut. Il faut de 12 à 14 stères de bois pour la constituer. Les essences les plus utilisées sont le charme, chêne, l'acacia, le hêtre, le noisetier... Les résineux sont évités dans la mesure du possible pour leur moindre rendement.
Le charbonnier évite de mélanger diverses essences dans la même meule. L'ensemble est couvertd'un manteau d'environ 15 cm d'épaisseur constitué de mousses, de feuilles et de terre. Tout le temps que durerala   cuisson,   le   charbonnier   aura   soin   de   colmater   toute   brèche   qui   s'ouvrirait   dans   cette   couverture.   Le charbonnier construit généralement plusieurs meules semblables dans la même clairière, mais il ne les allume pas en même temps
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gallo
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MessageSujet: Re: Le charbonnier   Mer 13 Fév - 1:07

Pour mettre le feu, le charbonnier ôte le piquet central et verse de la braise dans la cheminée ainsi créée et rebouche aussitôt le conduit avec un pieu. Il surveille ensuite la combustion sans flamme qui se fait lentement dans toute la meule pendant 4 jours.
La conduite du "fourneau" nécessite une grande maîtrise du feu et du vent dont le charbonnier doit se faire un allié pour éviter une combustion dévastatrice de la meule. La couleur de la fumée indique le terme de la carbonisation. La meule est alors étouffée. L'opération terminée et le charbon de bois refroidi, le charbonnier enlève la couverture. Il retire le charbon de bois à l'aide d'un crochet en fer et utilise un large râteau en fer pour l'étaler.



Le rendement en charbon est d'environ 30 % : plus ou moins 30 m³ pour 100 m³ de bois. La qualité du charbon obtenu dépend de la conduite de la carbonisation et de la nature du bois utilisé. Les bois durs (chêne, hêtre,charme) donnent un charbon dégageant beaucoup de chaleur. Les bois tendres (bouleau, peuplier, tilleul)fournissent un charbon procurant moins de chaleur. Le bois doit posséder un bon degré de séchage. Trop humide, il est lent à s'enflammer et le feu a du mal à se communiquer à l'ensemble du "fourneau", entraînant la perte d'un quart de charbon. Trop sec, il se communique trop facilement et le charbon trop consumé risque d'approcher l'état de "braise", combustible de qualité médiocre.


La mise en sac est souvent faite par les femmes et les enfant
Le charbonnier place sa production en sacs de 260 litres ou la livre en vrac aux grossistes qui, par terre ou par eau, l'acheminent vers les grandes villes et les ateliers urbains.Le charbonnier est parfois secondé par des paysans, souvent des manouvriers, qui trouvent là une embauche pour quelques semaines. Leur travail, en équipes, consiste en de pénibles travaux de débardage et en la formation de tas de rondins rassemblés en bordure des chemins.La technique des meules reste la plus utilisée jusqu'au milieu du XIXe siècle

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MessageSujet: Re: Le charbonnier   Mer 13 Fév - 14:37

Différentes techniques de fabrication du charbon de bois se succèdent au fil des siècles : fosses, meules et fours.Curieux destin, le voici qui ressurgit en force, dans une utilisation, certes marginale mais valorisée, alors qu'on le croyait enterré, figé à jamais dans l'histoire universelle de l'énergie.Il s'en est fallu de peu que sa fabrication ne puisse tout simplement plus être imaginée. Les charbonniers, jadis nombreux avant d'être réduits à une poignée de spécialistes, ont failli emporter leurs secrets dans la tombe.Aujourd'hui, des personnes sont à nouveau intéressées et apprennent les gestes des charbonniers, sans pour autant en connaître toutes les finesses par manque d'expérience.
Citation :

Et oui comme tout autre métier il faut avoir un savoir faire qui ne s'improvise pas , il n'y a pas de petits métiers il n'y a que de sottes gens c'est un coup de pied de ma part à ceux qui se moquent de la foi du charbonnier .

La chanson du charbonnier


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MessageSujet: Re: Le charbonnier   Mer 13 Fév - 14:50


Charbonnier à Paris en 1934 lui livrait le charbon ne le fabriquait pas et souvent c'était du charbon qui provenait de mines à charbon .
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